08.01.2008

Plus de Poppers en Bretagne, ni en France

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Depuis quelques jours, les établissements commerciaux retirent de la vente le poppers. C'est la suite logique de la publication d'un décret, en novembre dernier, interdisant l'utilisation de nitrites en France. Ces nitrites sont présents dans bon nombre de produits industriels : peintures, lessives... et poppers. Les poppers, des produits vaso-dilatateurs à visée récréative qui se présentent sous la forme de petites bouteilles de liquide à inhaler, sont utilisés dans la communauté gay et aussi par les publics jeunes des discothèques. A base de nitrites -des acides contenant de l'azote tels que amyle, propyl, isobutyl- ils provoquent un effet euphorisant de très courte durée.
Le président du syndicat national des entreprises gaies (SNEG), Gérard Siad, a exprimé, lundi, auprès de l'AFP, la crainte que la décision du gouvernement d'interdire les "poppers" n'entraîne les consommateurs à se tourner vers des produits beaucoup plus dangereux.
En effet, les poppers à base de nitrites de butyle et de pentyle étaient interdits depuis 1990. Les autres, apparus plus tard sur le marché, impliquent selon M. Siad "beaucoup moins de risques sanitaires". "On a très peur qu'en interdisant les poppers actuels on n'entraîne automatiquement nos clientèles vers les nitrites interdits déjà en France et qui sont en vente sur l'internet", a souligné M. Siad à l'AFP.  Il a craint en outre un regain de l'utilisation de substances "plus lourdes".
Selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies, les poppers sont la substance la plus consommée des drogues illicites après le cannabis. 6% des hommes l'ont utilisé au moins une fois dans leur vie, contre 2,2% des femmes.
Des grossistes et des distributeurs -dont les poppers peuvent constituer jusqu'à 15% du chiffre d'affaires- envisageraient de déposer un recours devant le Conseil d'Etat, selon M. Siad.